Test ADN : prudence avec les infos ethniques
15 % ibérique, 25 % anglaise… Il est tout d’abord fondamental de garder en tête que ces pourcentages représentent des tendances et non des valeurs absolues. Un laboratoire analyse l’échantillon d’ADN. Puis, des ordinateurs croisent les résultats obtenus avec des données sur des groupes de populations historiques, dont on sait retracer le parcours à travers le temps, ainsi qu’avec les informations communiquées par les personnes testées (leur lieu de vie ou bien leur arbre genealogique par exemple). C’est un algorithme qui, au bout du compte, est chargé de simplifier et traduire le tout en chiffres intelligibles.
“Il y a de nombreuses imprécisions“, pointe Nathalie Jovanovic-Floricourt, présidente de l’association DNA Pass. “Elles sont notamment liées au fait que les analyses parlent de nationalités, alors qu’en réalité, il s’agit de populations qui sont souvent transfrontalières.” Par exemple, lorsqu’on vous annonce que vous êtes “ibère“, cela recoupe une partie du sud-ouest de la France. Quant au diagnostic “anglais“, il englobe également la Bretagne et la Normandie…
Par ailleurs, comme chaque société constitue sa propre base de données, on a de fortes chances d’obtenir des conclusions différentes si on réalise plusieurs tests. Les infos délivrées se révèlent donc plutôt grossières.